Reunion du 14 novembre 2005 aux Ulis.
L’enjeu de cette réunion est maintenant connu de tous. Il s’agit pour la direction d’obtenir des OSR l’entrée en négociation et l’engagement de celles-ci sur un calendrier qui, il faut bien le dire, s’avère être extrêmement ambitieux.
Rappelons que la signature d’un protocole de négociation ne réduit en rien les prérogatives du CE. Cela constitue plutôt un processus accéléré permettant de réduire l’impact économique du plan social. La direction a donc tout intérêt à enclencher ce processus.
Chez FO, nous pensons qu’entrer en négociation permettrait d’obtenir des contreparties. C’est pourquoi nous participons activement au débat et poussons la direction a assouplir sa position initiale. Cette stratégie porte ses fruits puisque le nombre de suppressions de poste est aujourd’hui de 940 contre 1240 initialement prévu. Rappelons que dans le cadre d’une procédure d’information/consultation des CE, le livre IV initial serait basé sur une réduction de poste de 1240 sans garantie de réduction (soit, il ne s’agit ici que d’un exemple, le débat étant bien plus large).
Ce nombre de 940 tel que défini dans le protocole est un engagement a maxima. La direction s’est d’ailleurs engagée par écrit à atteindre un nombre de suppression de poste le plus faible possible.
Cette revendication, bien qu’essentielle, n’est pas la seule que nous ayons obtenue. Parmi les autres revendications de l’intersyndicale entendues, nous pouvons citer :
-> Un accord triennal pour l’emploi. Cette dénomination reste pour l’instant bien vague. Ce plan s’apparente à la GPEC. Nous espérons cependant que l’analyse de l’évolution des métiers et des compétences sera plus poussée que dans le premier accord.-> Des conditions financières qui seront sensiblement équivalentes au PSE 2003 a l’exception des pré-retraites.
-> Aucune dénonciation d’accord collectif (prévoyance…) au cours des 24 prochains mois.
-> Pas de filialisation des activités HP services dans le cadre du plan.
-> Pas de fermeture de site ni d’agence commerciale dans le cadre du plan.
-> A faire bénéficier les salaries de Triaton et cd CFS des mêmes mesures que celles définies dans le livre III pour les salaries HPF et HPCCF. Notons que cet engagement ne sera valable que 8 mois et applicable dans l’hypothèse où des licenciements économiques frapperaient ces sociétés (les premières nommées bien sur, pour les deuxièmes…).
-> Une compensation financière au nouveau forfait jour sera définie lors des négociations du nouvel accord ARTT. Notons que ces négociations ont commencé le lundi 21 novembre.
-> La direction s’est aussi déclarée prête à étudier les modalités d’une garantie de l’emploi. Notons que ce point avait été initialement refusé.
Concernant les pré-retraites, sujet sensible s’il en est, nous avons obtenu qu’un plan de départ anticipé serait accessible aux cadres et au non-cadres. La direction a réaffirmé son intention de favoriser les non-cadres. Cependant la porte est maintenant clairement ouverte à tous. L’étape suivante est la négociation des conditions d’application de ce plan de départ anticipé. Ces négociations vont débuter le 7 décembre avec nos spécialistes des questions séniors.
D’ici là, l’équipe FO va consulter ses conseils juridiques et discuter des points qui peuvent encore améliorés avec les autres syndicats qui se sont déclarés favorables à la signature de ce protocole.
Nous continuerons bien entendu à vous tenir informés de l’évolution des négociations.

