Cela a commencé par l’annonce du retrait de Pierre Farouz, DRH de HP en France : assez facile de comprendre la lassitude de l’homme devant les perspectives des RH chez HP : des moyens en constante réduction, les délocalisations annoncées et à venir, un recours massif à la sous-traitance – et pour bientôt la création d’un « HP France low-cost » qui utilisera sans états d’âme toutes les ficelles du moins disant social (CPE et CNE si possible…). Nous ne pouvons que respecter l’envie de changer d’air, nous regretterons la distance et l’humour.
Puis à la veille de la présentation du livre 4 qui détaille la justification économique du plan social et l’organisation cible de HP après le PSE, c’est l’annonce du départ de Patrick Starck, PDG de HP depuis la fusion – et dans la foulée d’une poignée de managers commerciaux désorientés par cette désertion. On a beau entendre que c’est pour ne pas rater « une occasion personnelle », cela donne une idée de la confiance qu’avaient ces dirigeants dans l’organisation cible qu’ils nous décrivent dans ce livre 4 et cela donne encore plus de force à tous les doutes que l’on peut avoir sur la justification économique de ces 940 suppressions de postes. Bon vent, donc à Patrick Starck, qui détient un triste record avec plus de deux mille suppressions de postes chez HP France en 3 ans, mais qui aura toujours assumé en totale responsabilité son rôle de patron de HP en France.
Nous souhaitons la bienvenue à leurs successeurs – et surtout bon courage : FO pratiquera avec eux un dialogue social de bonne foi et sans concessions – ancré dans la réalité de HP que – comme eux – nous connaissons bien.
Pierre Roussenq - DSN FO pour HP France